Il y a trois explications possibles au comportement de Donald Trump aujourd’hui :
1) Il se croit un génie (suprémaciste blanc) de la finance comme son père.
2) Il applique la politique russe de démantèlement des États-Unis telle qu’il l’avait déjà cautionnée en 1987 au retour d’un voyage tous frais payés en URSS.
3) Les deux sont vrais : 1) & 2).
Maintenant, « souvenirs ! souvenirs ! », l’une de mes chroniques, datant d’il y a… six ans et demi :
Le Monde : « La présidence hors norme de Donald Trump », le 10 septembre 2018
L’Écho : Trump, une politique qui vient de loin
Quels sont les ressorts de la politique économique et commerciale internationale de Donald Trump ? Il n’est pas exclu que les analystes se fourvoient quand ils explorent les sources habituelles car tout dans son cas est hautement inhabituel.
Une citation : « Le monde entier se moque de la classe politique américaine alors que nous assurons la protection de navires qui ne sont pas les nôtres, transportant du pétrole dont nous n’avons aucun besoin, destiné à des alliés qui ne nous aideront jamais en retour. Il est temps de mettre fin à nos énormes déficits en forçant le Japon à régler la note, ainsi que les autres nations en ayant les moyens. »
Chacun aura reconnu là la politique étrangère de Donald Trump et ses implications économiques. Or cette proclamation date de plus de trente ans : elle apparaît dans une page payante publiée en date du 1er septembre 1987 par The Boston Globe, The Washington Post et The New York Times. Le texte était intitulé : « Il n’y a rien dans la politique erronée de défense américaine auquel on ne pourrait remédier par de la force de caractère ». Trump avait acquitté personnellement les 100.000 dollars qu’avait coûtés l’annonce qui paraissait sept semaines après son retour d’un voyage tous frais payés en Union soviétique. Le 24 juillet, quelques jours après son retour, le magazine spécialisé dans le renseignement Executive Intelligence Review écrivait : « Les Soviétiques, entend-on dire, envisagent désormais avec davantage de sympathie une candidature à la présidentielle de Donald Trump, promoteur new-yorkais ayant amassé une fortune grâce à la spéculation immobilière. »
Il n’aura fallu à Trump… et à la défunte URSS… que trente-huit ans de patience ! Mais quel feu d’artifice !
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