Illustration par DALL·E
Les rêves de mes analysants se partagent en 3 catégories :
- Le rêve récurrent : un rêve revient à intervalles réguliers, dont plusieurs fois avant que la cure ne débute avec moi. Il faut trouver le sens. Parfois l’analysante ou l’analysant découvre le fin mot de l’histoire mais dissimule l’avoir trouvé : « Ah ! ce cauchemar ? Oh ! n’en parlons plus ! ». Affaires de famille …
- Le rêve qui entérine un progrès fait : il a lieu au soir d’une séance ou le jour suivant. Il est facile à interpréter : c’est une paraphrase de l’avancée réalisée.
- Le rêve qui fait avancer l’analyse entre deux séances. C’est celui dont Lacan disait qu’il fallait l’interpréter comme un rébus … mais dans l’autre sens. Je rêve que je suis à l’Aiguille du Midi, à traduire en « Il se passe quelque chose de piquant à l’heure du déjeuner ». Deux principes simples mis à jour par Freud pour le travestissement : condensation de plusieurs éléments de l’histoire personnelle dans le symbole du rêve et déplacement d’une faible distance : « Botticelli » pour « Signorelli » !
Mes propres rêves ? Depuis pas mal d’années ils sont du même type : je me trouve dans un endroit peu familier, je suis jeune : vingt ans, trente à tout casser. Il y a un problème à résoudre, sans grande importance et sans grande urgence, la difficulté toute relative du problème est due à mon manque de familiarité avec les lieux. Ah ! fait significatif certainement : il fait toujours beau dans mes rêves, jamais il ne pleut !
Il m’arrive, une fois tous les deux ou trois ans, de faire un rêve plus dramatique que ceux-là et dans ce cas-là, je vous le communique ici.
Pourquoi ce type de rêves chez moi ? Freud parle du « travail » du rêve, les miens ont beaucoup travaillé autrefois, le moment est sans doute venu pour eux de se reposer.
Illustration par DALL·E
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